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Instants critiques et futilités numériques

Il était temps…

Vous aurez remarqué que ce blog est en train de prendre la poussière, et j’en suis le premier (et le seul en fait) responsable. Pourtant, c’est pas faute d’avoir des sujets sur lesquels rager (et dans une moindre mesure des sujets à encenser). Récemment je voulais vous faire un petit compte rendu de mon expérience Top of the Lake, dernière série d’Arte qui m’a plutôt agréablement surpris. Mais je ne l’ai pas fait. Cette fois ci c’est différent, je n’ai PAS le choix de faire ce billet, il faut que tout le monde sache : on vient d’assassiner le 7e art.

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Ah ah, on rigole parce qu’on est mal à l’aise de jouer dans ce film

Tout était pourtant bien parti, engloutissement d’un McDonald’s puis direction le cinéma en compagnie d’un BC. Enjoué par l’idée de passer un moment de cinéma. Enjoué je l’étais nettement moins, parce que dans l’ennuyeuse liste de films au cinéma la semaine passée, le seul qui me disait c’était Snowpiercer, mais à l’évidence ça n’était pas au gout de BC. C’est par ce (malheureux) concours de circonstance qu’on s’est retrouvés seuls spectateurs dans la séance pour Il était temps.

Il était temps c’est le dernier bébé en date du réalisateur Richard Curtis qui est loin d’être un débutant (Good Morning England, Coup de foudre à Notting Hill…) et qui signe ici une des plus nauséeuses offenses aux comédies anglaises. Le synopsis aurait pourtant pu être amusant (pas du tout en vérité) puisqu’il raconte l’histoire de Tim qui du haut de ses 21 ans vient d’apprendre par son père que les hommes de leur famille peuvent voyager dans le temps. LOL

Déjà en comprenant ça j’ai failli faire un malaise, je pensais pas qu’en 2013 des réalisateurs seraient assez cons audacieux pour se risquer sur ce genre de scénario pour demeurés. L’ambiance est posée dès les premières minutes avec un Domnhall Gleeson (le nom trop chiant à écrire) dans le rôle de Tim qui nous offre un jeu d’acteur plus qu’approximatif. Breeeeef.

La relation père-fils émouvante ? Si seulement ils étaient bons acteurs...

La relation père-fils émouvante ? Si seulement ils étaient bons acteurs…

Donc on apprend (de manière super subtile) que Tim peut voyager dans le temps (en se mettant dans un placard noir et en serrant les poings…très bien très bien). Vous imaginez le moment d’excitation du jeune puceau homme qui se dit à cet instant qu’il va avoir le monde a ses pieds. Non parce dady lui explique qu’on peut pas tout faire (le daddy c’est Bill Nighy le seul qui tienne la route). Curtis arrive à perdre les spectateurs dès l’explication du pouvoir (super enjouant pour la suite !).

Bon je vous passe les détails d’un film à gerber de mièvrerie, tout est mauvais, même Rachel McAdams (qui joue Mary) sur qui Tim le looser va flasher joue mal. On ressent rien, c’est pas drôle, c’est pas triste non plus, c’est juste nauséabond tellement on s’ennuie (franchement au bout de 15 min de film j’ai cru que ça faisait 2h que j’étais dans la salle). On suit le déroulement accéléré de la vie de Tim (un acteur roux sans charisme) et de Mary (sur qui on a rien à dire tellement elle a aucun intérêt dans le film) au gré de leurs péripéties. Ah tient ils ont un gamin (rien à foutre), ah tient ils en ont un deuxième (rien à foutre bis), ah tient le père de Tim crève d’un cancer (petite musique triste parce que quand même…). Sachant qu’en plus, non content de nous livrer une histoire d’amour soporifique, Richard Curtis nous impose tout au long du film des explications bien lourds sur comment fonctionne le pouvoir. Mais le summum du film, le top of the top, la crème, l’excellence (enfin vous aurez compris quoi) c’est les chouettes morales qui se glissent tout au long de l’histoire. On en vomirait presque tellement ça n’a aucun sens dans une comédie. Et le plus drôle c’est que la morale finale c’est : le pouvoir de remonter dans le temps ne sert à rien il faut profiter de chaque jour comme si il était unique. La fin m’a achevé.

En sortant du cinéma j’ai pris la décision d’entamer une action juridique à l’encontre de Richard Curtis pour atteinte à l’intégrité morale tellement la bouse qu’il a enfanté m’a poussé au suicide.

Ce film est un énorme malentendu, une insulte à toute forme talent, il était temps de le dire !

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2 commentaires sur “Il était temps…

  1. BC
    décembre 2, 2013

    Par curiosité je me suis rendue sur Allocine et bien que le film soit noté 4,2/5 (??!!), les critiques parlent de « véritable coup de foudre », de « film qui fait réfléchir sur la vie », de « relations humaines émouvantes », de « référence en matière de comédie » et j’en passe. :\
    Je crains que nous n’ayons eu assez d’intelligence pour appréhender ce … chef d’oeuvre. Pauvre de nous !

  2. Tmtc sistah
    décembre 2, 2013

    On atteint certainement l’apogée de ton cynisme.
    Cynisme cependant très divertissant, c’est vrai que je viens de moins en moins régulièrement sur ce site, mais c’est toujours un plaisir de relire les anciens articles.
    Dommage, j’adore cette actrice (plus pour sa belle gueule que pour son talent d’actrice, certes), mais je crois que je regarderai même pas la bande annonce. Pourquoi? Parce qu’un film ou le héros principal a un prénom aussi naze, ça me donne pas envie.
    (Sérieux, « Tim » ? C’est quoi ce nom d’homo?)
    Pensées affectives à l’hypocondriaque riche.

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Cette entrée a été publiée le novembre 30, 2013 par dans Films, et est taguée , , , .

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