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Twilight : Révélation (Chapitre 2)

Samedi en me réveillant je me suis dit megacool, aujourd’hui est un grand jour que j’attendais depuis toute ma vie, toi-même tu sais que Twilight 4 chapitre 2 aparté 25 alinéa 12 était encore programmé au cinéma. Ni une ni deux, me voilà mis sur mon 31 pour aller voir le dernier volet de cette série légendaire.

Revenons une semaine en arrière : on me parle d’Edward, on me parle de Bella, on me parle de Rabby Jacob (ah non, ça c’est un autre truc) mais moi je ne comprends pas. Alors on me dit, « mais si, Twilight tu connais forcément ». BOUM. Retour en 2008. Twilight…twilight, le nom sonne comme une maladie incurable. « Mais si, le truc sur les vampires ». Ca y’est je me rappelle. Poussé par des amies (l’utilisation du féminin est volontaire) j’étais allé voir ce film. Au menu, vampires qui brillent, ados dépressifs, mec aux cheveux longs qui sert pas à grand-chose…non, décidément j’en gardais pas un bon souvenir. Rapide aperçu sur le net, il semble que le dernier chapitre était vivement attendu. Humm, bon allez d’accord, j’emprunte Twilight 1, 2, 3 et 4 (chapitre 1) et je me lance dans cette expérience cinématographique. Que les minutes furent longues pour en venir à bout, mais, coute que coute j’ai regardé chaque seconde de ces quatre films. Inutile de préciser qu’au même moment j’assassinais mon amour propre.

© SND Distribution

Bref, voilà qu’en ce samedi 24 Novembre, j’ai décidé de franchir le cap, de faire mon coming out et d’aller voir le dernier Twilight : Révélation, chapitre 2. Arrivé devant le cinéma je ne me sens pas serein. Les regards sont tournés vers moi, je sens l’angoisse qui monte, je vais faillir à ma tâche, quel lâche je suis. Mais non ! Je tiens bon et me voilà devant le guichet à demander d’une voix mal assurée (et presque inaudible) « une place pour Twilight s’vous plaît ». Ma hantise était qu’elle me demande de répéter. Place en main, je fuis vers la salle, m’installe dans le noir et jette un dernier coup d’œil par-dessus mon épaule au cas où j’aurais été suivi.

Première impression, le public est composé essentiellement de filles. Entre 14 et 15 ans. Et qui, à l’évidence sont bien parties pour piailler toute la séance. Génial, ça promet.

Pour ne pas mentir, j’ai trouvé le film génial. Les acteurs ont vraiment progressé, les décors sont splendides, et même le scénario que j’appréhendais s’est révélé être très bon.

© SND Distribution

Non je déconne bien sur.

Kristen Stwart et Robert Pattinson ayant pris la grosse tête depuis le succès du film, nous livrent avec une médiocrité insistée les personnages de Bella et Edward plus niais que jamais. Ils sont beaux, ils sont vivants (ou pas en l’occurrence), ils vivent dans un monde merveilleux plein de papillons et petits chalets en bois dans la forêt, et Charles Ingalls coupe des buches pour se faire une bonne veillée au coin du feu. Le constat est sans appel. Le film s’annonce hyper mauvais.

La vision de Jacob (Taylor Lautner), plus « sexy » que jamais, mais toujours sans talent et la famille Cullen réunie (tout sourire, prête à vous croquer, salauds de vampires) n’est pas sans rappeler une pub pour une barre chocolatée consommée par la famille parfaite (rappelez vous dans 99F). Bon d’accord, coté Vampires, tout roule, Jacob, c’est bon, le papa de Bella est rassuré (et a trouvé une meuf). Mais voilà, pas de bol, les Volturis, d’horribles vampires, pas super sympas parce qu’au lieu de bouffer des biches ils mangent des touristes ont décidé de troubler le charme de la vie communautaire des « dents pointues » végétariens. Ce qui les dérangent c’est la petite dernière, Renesmée de son nom, fille de Bella (quand elle était encore humaine) et de Ed le suceur de sang. Et la petite Renesmée inquiète beaucoup les volturis qui se souviennent des légendes dans lesquelles les enfants vampires menaçaient le fragile équilibre de leur société. Alors ils décident de mettre fin à sa courte existence.

© SND Distribution

Branle bas de combat (j’avais toujours voulu utiliser cette expression), les Cullen pour protéger Bella et Edward et leur fille (elle sert à rien, elle est pas belle, et on se demande pourquoi ils laissent pas les volturis la tuer) vont rassembler leurs braves potos. Et des potos ils en ont. Des Irlandais (roux, évidemment), un patriote anglais, des amazones (en jupes à franges, évidemment) et tout un tas d’autres énergumènes avec plein de pouvoirs prêts à en découdre. Sauf que notre league  des supers héros va servir à rien et ce pour la raison suivante : il ne se passe rien. Pourtant le combat final tant attendu (j’espérais secrètement voir Edward mourir entre les crocs du loup) est bien là.

Vingt minutes de fight intense, à grand coup d’effets à la matrix, de morts, de sang, de craquements d’os. J’en aurais presque changé mon jugement du film tant les personnages principaux sont nombreux à mourir. Mais non, la bande de comiques qui compose la réalisation a décidé de faire une grosse blague. Le combat final était en fait qu’une vision du futur d’Alice, une vampire pouvant prédire l’avenir. Et comme les volturis prennent cher dans cette vision, ils rentrent dard dard chez eux pour saigner quelques touristes et éviter les bleus.

Et l’histoire s’arrête sur la vision d’Edward, Bella, la gamine inutile et le Loup en slip, tous les quatre, vivant d’amour, d’eau fraiche et de sang de biche (parce que tuer les humains, c’est mal !). Et ils vécurent heureux, eurent beaucoup d’enfants et quantité d’autres histoires pourries dans lesquelles jouer.

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3 commentaires sur “Twilight : Révélation (Chapitre 2)

  1. Iléana
    novembre 28, 2012

    Bien résumé. J’espère juste que les gens qui n’ont pas vu le film et voulaient le voir ne liront pas cette critique parce qu’ils pourraient être assez énervé que tu racontes tous les détails. Quoiqu’au moins, tu leur fais économiser 7€ et 2h de leur vie.

  2. hartwick christine
    décembre 28, 2012

    super ce blog, je le mets dans mes favoris. Et cette critique est géniale

  3. yalabch
    mars 26, 2013

    Ca me donne envie d’aller voir le film juste pour le plaisir de relire cette critique!

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Cette entrée a été publiée le novembre 26, 2012 par dans Films.

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